Acte 2 — Des empreintes miniatures
Hexagramme 2 : Kūn, Le Réceptif
La terre porte et contient tout. En elle, tout prend forme dans l'obscurité, avant d'apparaître au jour.
Avant le trait, il y a la marque. Avant la peinture, il y a l'empreinte, ce que le monde laisse de lui-même sur la surface, quand on a la patience de l'accueillir.
Mes empreintes miniatures naissent de cette logique du réceptif : ce n'est pas ma main qui commande, c'est le matériau qui répond.
Dans le Yi Jing, Kūn est le principe qui ne crée pas par lui-même mais qui rend possible toute création. La terre ne refuse rien. Elle reçoit la graine, l'eau, la pression, le temps et elle transforme. Ces petits formats sont des terres : denses, nervurés, chargés de ce que la matière sait et que l'intelligence seule ne voit pas.
Il faut se rapprocher. La miniature exige du regard ce que l'immense impose : une attention totale, un consentement à être absorbé. L'empreinte est une signature, non pas la mienne, mais celle du monde.





























